Moi je squatte à Juvisy Et toi tu crèches à Neuilly Notre rencontre c'était fatal Ça s'est passé dans les Halles Depuis je veux te revoir Que je suis au désespoir J'ai même plaqué toutes mes meufs Toi tu me fais un effet bœuf Y a pas plus gros que Monique Qu'est caissière à Prisunic Plus moche que Maïté Qui travaille aux PTT
{Refrain:} Je sais pas comment te dire Ce que je peux pas écrire Faudrait que j'invente des mots Qu'existent pas dans le dico C'est toi que je t'aime (vachement beaucoup) C'est toi que je t'aime (vachement beaucoup)
Je t'inventerai un domaine Où l'amour sera roi Je bosserai toute la semaine Même le dimanche chez Ikéa Je ferai de la variété Pour passer chez Sabatier Que même s'il le faut J'irai chanter chez Foucault J'suis capable pour faire du fric D'être caissier à Prisunic Et d'passer tout l'été A me faire chier aux PTT {au Refrain}
Pour toi je repasserai mon bac Je serai poli avec ta mère Je voterai pour Jacques Chirac J'arrêterai de boire d'la bière J'mettrai un costard cravate J'irai à Roland Garros J'te jure que j'aurai plus de morbacs J'écouterai Démis Roussos Je donnerai pour la Croix Rouge
Hé mec Je me présente Je m'appelle Charles-Henri Du Pré J'habite à Neuilly Dans un quartier mal paumé Je suis fils unique Dans un hôtel particulier C'est la croix, la bannière Pour me sustenter. Pas un Arabe du coin Ni un Euromarché.
Auteuil, Neuilly, Passy: Tel est notre ghetto
Hé mec, mon nom à moi C'est Hubert Valéry Patrick Stanislas Duc de Montmorency A 5 ans et demi J'avais déjà ma Ferrari. J'pouvais pas la conduire, Bien sûr, j'étais trop p'tit!
As-tu saisi mon pote Notre envie de révolte? J'ai envie de crier "Zut, flûte, crotte, chier... "
Auteuil, Neuilly, Passy: C'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy: Tel est notre ghetto.
Salut, tu - vas - bien ? Salut, tu - vas - bien ?
Y en a marre du Fauchon, Du Hédiard, du saumon, du caviar
Salut, c'est Patrick, A l'appareil Ouais, c'est Pat', Tu vas bien?
Et moi? Et moi? Tu ne sais pas quelle est ma vie? A côtoyer Chantal Ou bien Marie-Sophie A faire le baise-main A des pétasses mal baisées Enfin, j'ai voulu dire A des filles un peu coincées...
Je veux être un voyou, Vrai de vrai hors la loi. Mais quand t'es né ici mon frère, Vous n'avez pas le choix. Y en a marre des Sylvie, des Mylène Ségolène, Gwendoline, Eglantine, Marie-Chantal...
Y en a marre, mon frère, On a de gros problèmes. Y en a marre, mon frère, De subir le système.
Mon avenir à moi est déjà tout tracé : Boîtes privées, Science PO, l'ENA ou H.E.C. Et dans le pire des cas Si je ne travaille pas, Faudra que je reprenne La boîte de papa.
Auteuil, Neuilly, Passy: c'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy: tel est notre ghetto.
Salut, tu vas bien?
Nous sommes tous les produits D'une société économique dépendante Des fluctuations boursières Qui déstabilisent le marché. Oui mec! Et pour sortir de ce carcan Educatif, capitaliste Il faut savoir dire non, non, non, mec!
Auteuil, Neuilly, Passy: c'est pas du gâteau Auteuil, Neuilly, Passy: tel est notre ghetto.
Salut, tu vas bien?
Nous sommes issus d'une famille Qui n'a jamais souffert Nous sommes issus d'une famille Qu'on ne peut plus souffrir...
L'hémorragie de tes désirs S'est éclipsée sous l'azur bleu dérisoire Du temps qui se passe… Contre duquel on ne peut rien Être ou ne pas être Telle est la question sinusoïdale… de l'anachorète… Hypocondriaque.
Mais tu dis (mais tu dis) Que le bonheur est irréductible Et je dis (et il dit) Que ton espoir n'est pas si désespéré À condition d'analyser Que l'absolu ne doit pas être annihilé Par l'illusoire précarité de nos amours Destituées Et vice versa Et vice versa.
Il faut que tu arriveras À laminer tes rancœurs dialectiques Même si je suis con… vaincu que c'est très difficile. Mais comme moi dis-toi Qu'il est tellement plus mieux D'éradiquer les tentacules de la déréliction… Et tout deviendra clair.
Mais tu dis (mais tu dis) Que le bonheur est irréductible Et je dis (et il dit) Que ton espoir n'est pas si désespéré À condition d'analyser Que l'absolu ne doit pas être annihilé Par l'illusoire précarité de nos amours Destituées Et vice versa Et vice versa.
D'où venons nous ? Où allons-nous ? J'ignore de le savoir Mais ce que je n'ignore pas de le savoir C'est que le bonheur Est à deux doigts de tes pieds Et que la simplicité réside Dans l'alcôve bleue, et jaune, Et mauve, et insoupçonnée De nos rêveries mauves et bleues et jaunes Et pourpres… et paraboliques… et vice versa.
Mais tu dis (mais tu dis) Que le bonheur est irréductible Et je dis (et il dit) Que ton espoir n'est pas si désespéré À condition d'analyser Que l'absolu ne doit pas être annihilé Par l'illusoire précarité de nos amours Et qu'il ne faut pas cautionner l'irréalité Sous les aspérités absentes et désenchantées De nos pensées iconoclastes et désoxydées Par nos désirs excommuniés de la fatalité Destituée… Et vice versa Et vice versa
I'm waiting for the night to fall I know that it will save us all When everything's dark Keeps us from the stark reality
I'm waiting for the night to fall When everything is bearable And there in the still All that you feel is tranquillity
There is a star in the sky Guiding my way with its light And in the glow of the moon Know my deliverance will come soon
I'm waiting for the night to fall I know that it will save us all When everything's dark Keeps us from the stark reality
I'm waiting for the night to fall When everything is bearable And there in the still All that you feel is tranquillity
There is a sound in the calm Someone is coming to harm I press my hands to my ears It's easier here just to forget fear
And when I squinted The world seemed rose-tinted And angels appeared to descend To my surprise With half-closed eyes Things looked even better Than when they were open
Been waiting for the night to fall I knew that it would save us all Now everything's dark Keeps us from the stark reality
Been waiting for the night to fall Now everything is bearable And here in the still All that you feel is tranquility